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Histoire-Géographie · CE2

L'agriculture vivrière (igname, manioc, plantain)

L'agriculture vivrière (igname, manioc, plantain)

Identifier et expliquer les trois principales cultures vivrières de la Côte d'Ivoire (igname, manioc, plantain) en décrivant leur importance dans l'alimentation et l'économie locale.

Tu es assis sous un grand manguier dans la cour de ta maison à Yamoussoukro. Il est 17 heures, le soleil commence à descendre. Ta mère, Awa, revient du marché de Cocody avec un grand sac en plastique bleu. Tu sens tout de suite une odeur familière : celle de l’attiéké frais. Mais ce n’est pas tout. Elle sort aussi un régime de plantains bien mûrs, trois gros tubercules d’igname et un morceau de manioc enveloppé dans une feuille. Ce soir, toute la famille va manger de bons plats ivoiriens. Tu te demandes peut-être d’où viennent tous ces aliments. Eh bien, ils ne tombent pas du ciel ! Ils poussent dans les champs, grâce au travail des agriculteurs de notre pays. En Côte d’Ivoire, l’agriculture est très importante. Il y a deux grands types de cultures : les cultures d’exportation comme le cacao et le café, qui rapportent de l’argent à notre pays, et les cultures vivrières, qui servent à nourrir les familles. Aujourd’hui, nous allons parler de ces cultures vivrières. Tu vas découvrir trois aliments que tu manges presque tous les jours : l’igname, le manioc et le plantain. Tu apprendras comment on les cultive, où on les trouve, et pourquoi ils sont si importants pour toi, ta famille et tout notre pays. Quand tu auras fini cette leçon, tu regarderas ton assiette de foutou ou d’attiéké avec des yeux différents. Tu sauras exactement quel travail se cache derrière chaque bouchée. Alors, es-tu prêt à devenir un petit expert de l’agriculture ivoirienne ? C’est parti !

I. QU'EST-CE QUE L'AGRICULTURE VIVRIÈRE ?

1. La définition de l'agriculture vivrière

L’agriculture vivrière, c’est l’ensemble des cultures qui servent à nourrir les habitants d’un pays. En Côte d’Ivoire, ces cultures sont destinées à la consommation des familles. Tu ne les envoies pas à l’étranger comme le cacao. Tu les manges chez toi, à la maison.

Définition : L’agriculture vivrière est la culture de plantes alimentaires pour nourrir la population locale.

Par exemple, quand ta mère achète des ignames au marché de Bouaké, elle les utilise pour préparer le foutou. Quand ton père achète des bananes plantains, il les fait griller pour le dîner. Tous ces aliments viennent de l’agriculture vivrière.

2. Pourquoi l'agriculture vivrière est-elle importante ?

L’agriculture vivrière est très importante pour trois raisons principales :

  • Elle nourrit les familles : Sans igname, manioc ou plantain, les Ivoiriens n’auraient pas leurs plats préférés.
  • Elle crée des emplois : Beaucoup de paysans, comme ton oncle Mamadou dans le village de Grand-Bassam, cultivent ces plantes pour gagner leur vie.
  • Elle fait vivre les marchés : Au marché de Marcory, tu vois des tas d’ignames et de maniocs. Les vendeuses gagnent de l’argent en les vendant.

En Côte d’Ivoire, plus de 60% des habitants travaillent dans l’agriculture. Une grande partie de ces agriculteurs cultive des plantes vivrières.

II. LES TROIS PRINCIPALES CULTURES VIVRIÈRES

1. L'igname

L’igname est un tubercule. Cela veut dire que la partie que tu manges pousse sous la terre. L’igname a une forme allongée et une peau brune ou marron. Sa chair est blanche ou jaune.

Où cultive-t-on l'igname ? En Côte d’Ivoire, l’igname pousse surtout dans le centre et le nord du pays. Les régions de Bouaké, Korhogo et Bondoukou sont très connues pour leurs champs d’igname.

Comment la cultive-t-on ? Le paysan plante un morceau d’igname dans un monticule de terre. Il appelle cela une "butte". Après plusieurs mois, la plante donne de nouveaux tubercules. La récolte a lieu entre juillet et décembre.

Comment la consomme-t-on ? Tu manges l’igname de plusieurs façons :

  • En foutou : on pile l’igname cuite avec du plantain ou du manioc.
  • À la braise : on fait griller les morceaux sur le feu.
  • En ragoût : on coupe l’igname en morceaux dans la sauce.

2. Le manioc

Le manioc est aussi un tubercule. Il est plus long et plus fin que l’igname. Sa peau est brune et sa chair est blanche. Le manioc est très important en Côte d’Ivoire.

Où cultive-t-on le manioc ? Le manioc pousse partout en Côte d’Ivoire. Il résiste bien à la sécheresse. On le trouve dans toutes les régions, du sud au nord.

Comment le cultive-t-on ? Le paysan coupe des tiges de manioc et les plante dans la terre. Les tiges s’enracinent et donnent des tubercules au bout de 6 à 12 mois.

Comment le consomme-t-on ? Le manioc est très polyvalent :

  • L’attiéké : c’est de la semoule de manioc fermentée. Tu manges l’attiéké avec du poisson ou de la viande.
  • Le placali : c’est une pâte de manioc fermentée.
  • Le gari : c’est de la farine de manioc grillée.
  • Le foutou : on pile le manioc cuit.

3. Le plantain

Le plantain est une banane, mais ce n’est pas la banane douce que tu manges crue. Le plantain est plus gros et plus long. Il se mange cuit.

Où cultive-t-on le plantain ? Le plantain pousse dans les régions humides du sud et du centre de la Côte d’Ivoire. Les zones d’Abidjan, de Daloa et de San-Pédro sont de grandes productrices.

Comment le cultive-t-on ? Le paysan plante un rejeton de bananier. Le bananier pousse vite. Au bout de 9 à 12 mois, il donne un régime de plantains.

Comment le consomme-t-on ? Tu manges le plantain de plusieurs manières :

  • À la braise : on fait griller le plantain mûr.
  • En foutou : on pile le plantain vert avec de l’igname.
  • En ragoût : on coupe le plantain en rondelles dans la sauce.
  • En chips : on frit les tranches de plantain.

III. L'IMPORTANCE DE CES CULTURES DANS LA VIE QUOTIDIENNE

1. Dans l'alimentation des familles

Chaque jour, les familles ivoiriennes cuisinent ces aliments. Le matin, tu manges peut-être de l’attiéké. Le midi, ta mère prépare du foutou avec de la sauce graine. Le soir, ton père grille des plantains. Sans ces cultures, les Ivoiriens ne pourraient pas préparer leurs plats traditionnels.

2. Dans l'économie locale

Les agriculteurs vendent leurs récoltes sur les marchés. Par exemple, au grand marché de Bouaké, une vendeuse comme Binta vend chaque jour 50 kg d’ignames. Elle gagne environ 15 000 FCFA par jour. Cela lui permet d’acheter du riz, du poisson et des habits pour ses enfants.

3. Dans les fêtes et les traditions

L’igname est très importante dans les traditions ivoiriennes. Dans plusieurs ethnies du centre et du nord, on célèbre la "fête de l’igname". Cette fête marque le début de la récolte. Les villageois remercient les ancêtres pour la bonne récolte. Ils mangent ensemble du foutou d’igname.

IV. LE TRAVAIL DE L'AGRICULTEUR

1. Les étapes de la culture

Pour cultiver l’igname, le manioc ou le plantain, le paysan suit plusieurs étapes :

  1. Préparer le terrain : Il défriche la forêt ou la brousse avec une machette.
  2. Planter : Il met les semences (morceaux d’igname, tiges de manioc, rejetons de bananier) dans la terre.
  3. Entretenir : Il enlève les mauvaises herbes et protège les plantes des animaux.
  4. Récolter : Il arrache les tubercules ou coupe les régimes de plantains.
  5. Vendre : Il transporte les produits au marché.

2. Les outils du paysan

Le paysan utilise des outils simples :

  • La machette pour couper les herbes.
  • La daba (houe) pour creuser la terre.
  • Le panier en osier pour transporter les récoltes.

3. Les difficultés du métier

Le travail de l’agriculteur n’est pas facile. Il doit lutter contre :

  • La sécheresse quand il ne pleut pas assez.
  • Les insectes qui mangent les plantes.
  • Les maladies qui abîment les tubercules.
  • Le transport difficile des récoltes jusqu’aux marchés.

Malgré ces difficultés, les agriculteurs ivoiriens continuent de cultiver la terre pour nourrir notre pays.

À retenir

  • L’agriculture vivrière sert à nourrir les familles ivoiriennes, contrairement aux cultures d’exportation.
  • Les trois principales cultures vivrières en Côte d’Ivoire sont l’igname, le manioc et le plantain.
  • L’igname est un tubercule qui pousse surtout dans le centre et le nord du pays.
  • Le manioc sert à fabriquer l’attiéké, le placali et le gari, des aliments très consommés.
  • Le plantain est une banane qui se mange cuite, grillée ou pilée dans le foutou.
  • Les agriculteurs suivent cinq étapes : préparer le terrain, planter, entretenir, récolter et vendre.
  • Ces cultures sont importantes pour l’alimentation, l’économie locale et les traditions.
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Que signifie "agriculture vivrière" ?

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Que fabrique-t-on avec le manioc en Côte d’Ivoire ?

Difficile

Quel est le point commun entre l’igname et le manioc ?

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