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Histoire-Géographie · CM2

Les exportations de CI dans le monde (cacao, anacarde)

Les exportations de CI dans le monde (cacao, anacarde)

Expliquer les principales exportations de la Côte d'Ivoire (cacao et anacarde) et leur rôle dans l'économie mondiale.

Tu es assis à la terrasse d'une maquis à Marcory, à Abidjan. Devant toi, il y a une petite assiette de brochettes de bœuf et un verre de jus de bissap bien frais. Ton oncle Kofi, qui travaille au port d'Abidjan, est en train de discuter avec un commerçant. Soudain, le commerçant dit : « Les prix du cacao ont encore augmenté sur le marché international ! » Ton oncle sourit et te dit : « Tu vois, mon neveu, ce que tu manges là, le chocolat dans ton pain, le beurre de cacao dans ta crème, tout cela vient de nos plantations. La Côte d'Ivoire est le premier pays au monde pour le cacao. Et sais-tu que nos noix de cajou, l’anacarde, partent aussi dans des pays très lointains comme l’Inde ou le Vietnam ? » Cette conversation, tu l’entends souvent autour de toi, au marché, à la maison, à la télévision. Mais comprends-tu vraiment ce que cela signifie ? Pourquoi le cacao et l’anacarde sont-ils si importants pour notre pays ? Comment ces produits cultivés par des agriculteurs ivoiriens, parfois dans ton propre village ou celui de tes grands-parents, se retrouvent-ils dans les magasins en Europe, en Amérique ou en Asie ? Dans cette leçon, tu vas découvrir le voyage de ces deux richesses de la Côte d’Ivoire. Tu vas comprendre comment notre pays participe à l’économie mondiale. Tu vas apprendre à lire des chiffres simples pour mesurer cette importance. Et surtout, tu vas réaliser que toi aussi, en tant que futur citoyen, tu fais partie de cette grande histoire. Alors, prépare-toi à devenir un expert des exportations ivoiriennes. C’est passionnant et très utile pour comprendre le monde dans lequel tu vis.

I. QU’EST-CE QU’UNE EXPORTATION ? POURQUOI LA CÔTE D’IVOIRE EXPORTE-T-ELLE ?

1. La définition simple de l’exportation

Quand un pays vend un produit à un autre pays, on appelle cela une exportation. Le produit quitte le territoire national pour être vendu ailleurs. Par exemple, quand un camion chargé de sacs de cacao quitte une coopérative de Daloa pour aller au port d’Abidjan, puis prend un bateau direction la France, ce cacao est une exportation ivoirienne.

Définition : Une exportation, c’est la vente d’un bien ou d’un service d’un pays vers un autre pays.

2. Pourquoi la Côte d’Ivoire exporte-t-elle ?

La Côte d’Ivoire ne fabrique pas tout ce qu’elle consomme. Par exemple, elle ne produit pas beaucoup de voitures, d’avions ou de machines. En revanche, notre pays est très riche en produits agricoles grâce à son climat chaud et humide et à ses terres fertiles. Pour acheter ce qu’elle ne produit pas (comme les voitures, le pétrole raffiné, les médicaments), la Côte d’Ivoire doit gagner de l’argent. Elle gagne cet argent en vendant ses produits agricoles à d’autres pays. Ces ventes s’appellent les exportations. L’argent gagné permet de payer les routes, les écoles, les hôpitaux et d’améliorer la vie de tous les Ivoiriens.

3. Les deux champions de nos exportations

Parmi tous les produits que la Côte d’Ivoire vend à l’étranger, deux sont particulièrement célèbres et rapportent beaucoup d’argent :

  • Le cacao : La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao. Cela signifie qu’elle produit plus de fèves de cacao que n’importe quel autre pays. Le cacao sert à fabriquer le chocolat, mais aussi des crèmes, des cosmétiques et des médicaments.
  • L’anacarde (la noix de cajou) : La Côte d’Ivoire est aussi le premier producteur mondial d’anacarde. La noix de cajou est très appréciée dans le monde entier comme fruit sec. Elle est aussi utilisée dans l’industrie pour faire de l’huile.

Ces deux produits représentent une grande partie des richesses que notre pays vend à l’étranger.

II. LE VOYAGE DU CACAO ET DE L’ANACARDE : DE LA PLANTATION AU MARCHÉ MONDIAL

1. De la plantation au port

Imagine un planteur nommé Mamadou, dans la région de Soubré. Chaque jour, il s’occupe de ses cacaoyers. Quand les cabosses sont mûres, il les coupe, les ouvre, en extrait les fèves blanches, les fait fermenter, puis les sèche au soleil. Une fois sèches, les fèves sont mises dans des sacs en jute. Mamadou apporte ses sacs à la coopérative de son village. De là, un camion les transporte jusqu’au port d’Abidjan.

Pour l’anacarde, c’est un peu pareil. Awa, une agricultrice de la région de Korhogo, récolte les noix de cajou. Elle les fait sécher, puis les vend à un collecteur. Les noix sont ensuite transportées par camion ou par train jusqu’à Abidjan.

2. Au port d’Abidjan : la porte sur le monde

Le port d’Abidjan est le plus grand port de la Côte d’Ivoire. C’est une immense plateforme où des bateaux appelés cargos viennent charger les marchandises. Les sacs de cacao et d’anacarde sont entassés dans des conteneurs ou directement dans les cales des bateaux. Des agents vérifient la qualité, pèsent les sacs et préparent les documents pour l’exportation. Quand tout est prêt, le bateau lève l’ancre et part vers d’autres continents.

3. Destination : les pays acheteurs

Où vont ces produits ?

  • Le cacao ivoirien part principalement vers l’Europe (Pays-Bas, Allemagne, France), les États-Unis et l’Asie. Dans ces pays, des usines transforment les fèves en poudre de cacao, en beurre de cacao et en chocolat.
  • L’anacarde ivoirien est souvent envoyé en Inde et au Vietnam. Ces pays sont spécialisés dans le décorticage et la transformation de la noix. Ensuite, ils revendent les noix grillées et salées dans le monde entier.

III. L’IMPORTANCE DE CES EXPORTATIONS POUR LA CÔTE D’IVOIRE ET POUR TOI

1. Une source de revenus pour le pays

Les exportations de cacao et d’anacarde rapportent des milliards de francs CFA chaque année à la Côte d’Ivoire. Cet argent, appelé recettes d’exportation, permet à l’État de financer des projets importants : construire des écoles, des hôpitaux, des routes, payer les salaires des fonctionnaires (enseignants, infirmiers, policiers). Sans ces exportations, notre pays aurait beaucoup moins d’argent pour se développer.

2. Des emplois pour des millions d’Ivoiriens

Le cacao et l’anacarde ne font pas seulement gagner de l’argent à l’État. Ils font vivre des millions de personnes :

  • Les planteurs et leurs familles (environ 6 millions de personnes vivent de la filière cacao).
  • Les transporteurs (camionneurs, conducteurs de gbaka).
  • Les ouvriers du port.
  • Les commerçants.
  • Les agents de contrôle et les ingénieurs agricoles.

Quand tu achètes une tablette de chocolat dans une boutique à Yamoussoukro, tu participes à cette chaîne. Mais tu dois savoir que le plus gros de l’argent est gagné par les transformateurs et les vendeurs dans les pays riches.

3. Un défi pour l’avenir

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire veut transformer elle-même davantage son cacao et son anacarde. Au lieu de vendre seulement les fèves brutes, le pays construit des usines pour fabriquer du chocolat, du beurre de cacao, des noix décortiquées. Cela s’appelle la transformation locale. Cela crée plus d’emplois en Côte d’Ivoire et rapporte plus d’argent. C’est un grand défi pour notre pays.

À retenir : La Côte d’Ivoire est un grand pays exportateur. Le cacao et l’anacarde sont ses deux produits stars. Ils permettent à notre pays de participer au commerce mondial et de gagner l’argent nécessaire à son développement.

À retenir

  • La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao et d’anacarde.
  • Une exportation est la vente d’un produit d’un pays à un autre pays.
  • Le cacao et l’anacarde sont nos deux principales richesses exportées.
  • Ces exportations rapportent des milliards de FCFA qui servent à développer le pays (écoles, routes, hôpitaux).
  • Un grand défi pour l’avenir est de transformer davantage ces produits en Côte d’Ivoire pour gagner plus d’argent.
Les exportations de CI dans le monde (cacao, anacarde) — illustration Les exportations de CI dans le monde (cacao, anacarde) — illustration Les exportations de CI dans le monde (cacao, anacarde) — illustration

Teste tes connaissances

3 exercices, du plus facile au plus difficile.

Facile

Mamadou est un planteur de cacao à Soubré. Quand il vend ses fèves séchées à une coopérative, on dit que c’est une :

Moyen

Un exportateur vend 15 tonnes d’anacarde à 1200 FCFA/kg. Quel est le montant total de la vente ?

Difficile

Une coopérative vend 80 tonnes de cacao à 2500 FCFA/kg. Une entreprise française transforme ce cacao en chocolat et le revend à 22 000 FCFA/kg. Quelle est la différence de gain entre les deux ?

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